Angleterre 2016: un voyage écourté

Un tour bien planifié de 6000km en passant par les cotes et les iles anglaise jusqu’en Ecosse et plus meme!

Une bonne humeur et 3 machines au départ.

Joelle et Ulli en Pionner, Ali et Ed en Pionner de Villerupt; Rachel et Claude en VL3 de Zoufftgen.

 

J1 LF5755 et LFAW – LFOH (Villerupt- Le Havre Octeville 448km)

 

L’activité radio pour Beauvais et Rouen Approche est très chargée. Il faut se battre et vraiment appuyer sur le bouton au bon moment pour faire passer son message.

Le Havre a été choisi parce qu’aéroport douanier. La piste, en bordure de mer et de falaise, précise dans sa carte VAC que par vent traversier supérieur à 20kt sur piste humide ou 25kt sur piste sèche, il est interdit d’atterrir. La 04 en service nous fait longer de près la falaise avant de passer en base.

Le Havre

Le Havre

Le Havre

Le Havre

Lorsqu’un des pionner roule au parking, un volumineux hélicoptère le talonne.

Le Havre

Après avoir montré nos papiers d’identité au douaniers et précisé notre heure de départ, nous faisons une petite pause pour refueller nos appareils et nos estomacs.

le Havre 11€ taxes

 

LFOH – EGJA ( Le Havre – Alderney  204km)

 

Alderney

Les fréquences se succèdent Jersey control puis Guernsey Approche et finalement Alderney Tower. L’ile est magnifique avec d’abord son petit port, son phare, sa ville et après avoir longé la cote, le terrain et ses fleurs fuchsias devant le seuil de piste de la 08.

Alderney Alderney

Alderney Alderney

Alderney Alderney

A peine après avoir eu le temps de sauter des habitacles et enlever nos gilets de sauvetage, le camion-citerne nous a rejoints sur le parking en herbe payable de la main à la main en espèces.

Le ciel est bleu, il fait chaud.

Direction le Charlie pour les formalités. En  imprimant le ” Bailiwick of Guernsey ” GAR spécial pour les iles , et le remplissant, c’est un gain de temps à l’arrivée.

Alderney 10£ taxes.

Alderney

Notre Bed & Breakfast “Bon Jour” est idéalement placé au centre du village. Les chambres n’ont pas de clefs et lorsque nous les réclamons, notre hôte, amusée, les sort du fond d’un bocal de sa cuisine en expliquant qu’ici tout reste toujours ouvert! Mel nous conte que 2100 personnes vivent à Alderney, l’été la population peut doubler. Un petit hôpital donne les soins courants et de première nécessité et les urgences sont transférées à Guernsey ou sur le continent. Les enfants effectuent leur scolarité à Alderney jusque 16 ans puis partent pour deux années à Guernsey avant de choisir leurs études supérieures.

Au programme, petite baignade dans une eau à la température revigorante et tour de l’ile en vélo en passant par les chemins de randonnées au cœur de la nature avec quelques haltes bien méritées près d’un vieux fort ou sur les rochers.

En longeant la piste nous avons loisir de voir décoller et atterrir un certain nombre d’avions. Ce qui n’est pas étonnant car toute l’économie de l’ile se fait via avions. Lorsque le brouillard s’installe pour 3 jours, l’ile se retrouve totalement isolée. Seuls les habitants ont leur bateau privé, aucun ferry ne fait la liaison entre les iles.

Alderney ballade

Alderney ballade

J3 EGJA – EGHN (Alderney-Sandown : Ilse of Wight 140km)

 

Au petit déjeuné – breakfast anglais copieux – c’est la préparation de formalités : check météo, routing, plan de vol, envoi du GAR – General Aviation Report – via internet (l’enregistrement des données ulm, pilotes, passeports…et payement ont déjà faits avant de partir)

2 taxis nous amènent à l’aéroport, nous passons l’unique gate et sa balance mythique  pour inscrire au Charlie notre destination, date et heure sur le formulaire papier ” Bailiwick of Guernsey ” des iles Anglo-Normandes que nous avions remis à notre arrivée.

Alderney

Avant le départ il faut téléphoner au FBU (Flight briefing unit) pour vérifier s’ils ont bien enregistré les plans de vols. Même pour ce court vol maritime nous nous engonçons dans nos gilets de sauvetage.

Isle of Wight

Isle of Wight

Aérodrome d’arrivée : Piste de Sandown, avec comme particularité singulière un chemin public coupant la piste où les piétons sont prioritaires sur l’atterrissage! Bien noté dans la carte d’approche : “A public footpath crosses the runway 300m from the runway 05 threshold”. Ce qui a le don de faire enrager les pilotes basés.

Après avoir fermé nos plans de vol par téléphone, un accueil enthousiaste nous est réservé, nous sommes les premiers guests de “Dangerous Dan” à étrenner ses installations. La décoration du bistro est en cours de rénovation, le jardin a déjà été arrangé avec goût et fonctionnalité et incroyable mais vrai les sanitaires sont en réalité un espace bien être avec deux douches à jets-vapeur-musique  plus un jacousi.

Conviés à planter nos tentes où bon nous semble, nous hésitons, car tant l’espace à disposition est immense.

Sandown 17£ taxes atterrissage + parking

Flânerie au Pier avec un retour vers l’adolescence : nous nous laissons tous prendre aux jeux à sous dans les innombrables salles emplies de machines vouées à engloutir nos deniers. Glace et hot dog puis ballade à Shanklin, le long des berges aux cases de plage colorées jusqu’à l’ascenseur  reliant la plage à la ville haute, ses hotels et ses villas surplombant la mer.

Sandown

Moins amusant fut le réveil nocturne par des exercices militaires en bout de piste d’un ou plusieurs hélicoptères, quant au nombre, difficile à évaluer….

J4 EGHN – EGPT (Sandown – Perranporth  305km)

itinéraire prévu; EGHN – Salcombe : itinéraire réel   (360km)

 

Peu d’avions en visite ce matin, le couloir de circuit d’entrainement des “Red Arrows” passe juste à côté du terrain, nous pouvons même les suivre des yeux.

Red Arrows Red Arrows

C’est parti pour rejoindre la terre ferme.

Au nord-ouest de Wight, on s’attarde au passage de la pointe des falaises blanches, inclinant l’aile de droite à gauche pour obtenir le meilleur angle pour les photos de “The Needles”, point de report obligatoire.

Isle of Wight

Isle of Wight Needles

Puis c’est “Old Harry Rocks ” et ce sont des km de couleur rouge de cote qui nous séduisent.

Les zones militaires jouxtant la cote au sud de Bournemouth sont contournées obligeant d’entrer dans les terres.

Cote Anglaise Cote Aanglaise

Cote Anglaise

Cote Anglaise Cote Anglaise

Les Pionners sont en tête, 50km après Plymouth; la visibilité ne cesse de diminuer, le plafond tombe à 700 pieds, Uli demande la météo de notre destination  à “Plymouth Military” avec lesquels nous sommes en contact radio : 200 pieds ! Nous discutons de faire demi-tour.

Plymouth

Sur l'eau

Demi-tour

L’équipe du VL3 ayant survolé Salcombe propose cette option, directement acceptée.

L’atterrissage se fait en zigzaguant à travers une purée de nuages.

Travers brume salcombe

La piste est privée, dans la minuscule guitoune Charlie toutes les informations nécessaires sont à disposition. Ali téléphone au propriétaire pour le prévenir, nous mettons dans la caissette les pounds pour nos taxes.

Charlie Salcombe

Nous fermons les plans de vol par téléphone grace au précieux numéro que “Dangerous Dan” nous a donné et partons à la recherche d’un hébergement.

Tout en bas de la colline, faute d’autre option, un camping sur un terrain pentu fait l’unanimité.

Du camping, marcher jusqu’à Salcombe occasionne une promenade magnifique en revanche pour le retour, remonter est réservé aux super athlètes. La bourgade ne possède que peu de taxis aussi faut-il systématiquement planifier l’heure et réserver le matin pour le soir en se pliant aux disponibilités des conducteurs et ajuster notre planning en fonction. Quant aux routes, elles sont si étroites qu’avec leurs cotés arborés et broussailleux seul un véhicule a la place de passer. L’allure démentielle de la conductrice du premier taxi à nous prendre nous secoue, mais nous arrivons à bon port. Nous prenons soin de récupérer le numéro d’une autre compagnie…

En ville, les gourmands (c’est à dire tous) happés par l’odeur alléchante d’une boutique de fudges frais ne pourrons pas résister à entrer et presque dévaliser la boutique des caramels salés, l’odeur étant encore plus prenante que celle des cacahouettes grillées de la fête foraine ou que celle des croissants frais du matin. Et pour l’apéro, ce sera le traditionnel Gin tonic avec du Gin “made in Salcombe”.

Les Scilly sont à bout de bras, seuls deux petites centaines de km nous en séparent mais c’est méconnaitre la météo anglaise qui nous cloue au sol par son plafond foncièrement trop bas.

Aussi mettrons-nous à profit ces deux jours pour randonner et admirer de la terre ferme ces magnifiques paysages. Ali, enthousiaste devient le guide officiel du groupe.

Salcombe

Ballade Salcombe Ballade Salcombe

Ballade Salcombe

Lors de nos excursions, après avoir crapahuté sur les collines nous n’hésiterons pas à sauter dans un des bateaux faisant la liaison d’un coté à l’autre de la rive de l’estuaire de Kingsbridge une fois redescendus dans la plaine.

Ferry

Ballade Salcombe

J7 Salcombe – EGHQ (Salcombe – Newquay   116km)

 

Après 3 jours au camping, nous faisons une nouvelle tentative. Perranporth étant fermé le lundi nous optons pour Newquay, juste en face des Scilly. Il n’y aura qu’à faire le plein et un saut de puces. L’email du formulaire de demande d’autorisation pour les Scilly a pu être imprimé en un exemplaire à Brandscombe, photocopié au camping de Salcombe puis rempli et avec les moyens du bord, photographié et renvoyé par email. Après tous ces efforts nous recevons une réponse enthousiaste : nous sommes les bienvenus!!

Vers Newquay

Mais partis sous le soleil c’est la grisaille qui nous accueille. Newquay a des dimensions géantes après le petit aérodrome en herbe de Salcombe. Sur le tarmack une employée vient à notre rencontre suivie du camion citerne dont la capacité ne nous laisse pas douter obtenir suffisamment d’essence pour nos trois machine! Au quartier général de l’aviation générale nous réfléchissons une demi-heure à la probabilité de rejoindre les Scilly et demandons finalement à la contrôleuse d’annuler nos plans de vols, trouvons via internet un genre d’auberge de jeunesse et goutons les Cornish Pasties, genre de chausson chaud en pate fourré au fromage, legumes ou saucisse

Newquay

Newquay

Après une journée relaxe et devant une météo qui ne va pas s’améliorer de sitôt, nous décidons de dire goodbye à l’Angleterre et de ne revenir qu’à condition d’une haute pression pour 2 semaines!

J8 EGHG – LFAT (Newquay – LeTouquet 510km)

LFAT – LFAW

 

Le retour peut se faire en un jour en deux étapes. Pour la traversée, on se reporte au VOR de LYD, contourne l’aéroport de Lyd par le nord est et passons la frontière à SOVAT.

Retour

Retour

Retour

Retour

Traversee

Le Touquet

Le Touquet

 

Un petit tour de France en Rans

Le but : aller où la météo est favorable et se charger en vitamine D

…………des étapes raisonnables en distance

0-routing

 

J1-  LF5755 – LF8955  St Fargeau (320km)

C’est avec grand plaisir que je retrouve le camp de vacances 5 ans après notre passage lors du tour des châteaux de la Loire. Lors de ce tour, Jean-François était mon copilote, les 2 autres équipages Patrick/Alex et Jemp/Mich; tous en Rans!

Je survole le camp pour annoncer ma venue.

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La piste n’a pas changé, 450m en montée, un peu comme à la maison. En choisissant cette 1ere étape, l’idée était d’obtenir toute l’aide nécessaire et ce fut le cas à 100%. Mon Rans est bien à l’abri pour la nuit, et maintenant les murs du hangar sont couverts de photos, quelle rigolade en me reconnaissant tenant dans les bras la pitchounette de Jean-Pierre, le propriétaire puis direction la station essence.

Anita, Philippe des pilotes de de Cappel; Henri,  Roger du club des 3 frontières étaient là la veille en provenance de Saumur, quelle coïncidence, c’est le même chemin prévu mais en sens inverse.

Nouveauté à Saint Fargeau: une piscine! et après le repas petit tour en auto-gire, récente passion du propriétaire. Un vrai régal au coucher de soleil.

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J2-  LF8955 – LFOD SAUMUR (264 km)

Survol d’un lit de forêts puis de champs pour traverser d’est en ouest la France. Avec un départ tôt, le vol est tranquille et après 1h50, en base pour la 28, on peut admirer Saumur et son château avant d’atterrir sur une agréable piste en dur de 1450m. Ici, avgas disponible, et après le plein, plantage des piquets pour attacher l’ulm. Manque de chance, un hélicoptère vient juste en face s’approvisionner en essence et comme les ailes hautes sont bien secouées, il faut définitivement le changer de place.

Vient alors la quête d’internet, mais pas de wifi au club house.

Parer au plus pratique: réservation d’un hôtel en très longue finale 28 pour pouvoir partir tôt le lendemain. Les sympathiques gars du club m’y amènent.

La ville en revanche est plus éloignée, à quelques km, le taxi s’avère nécessaire et, en haut de la colline c’est parti pour une ballade autour du château. Râpé pour le shopping, on est dimanche…

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Planification de la route, des fréquences et des zones militaires demain ce sera lundi. Interminable étude de la météo, d’habitude se sont les experts qui s’occupent du temps.

J3-  LFOD – LFDP  SAINT PIERRE D’OLERON (203km)

Comme esconté, il n’y a qu’un champ à traverser pour être sur le terrain.

Le vol est, on ne peut plus lisse. L’arrivée à l’ile d’Oléron par le sud de la Rochelle permet de voir les presque-iles et les bancs de sables avançant dans la mer.

Le tour de piste est relativement grand. La base est extrêmement bien entretenue, un gardien occupé à arroser les fleurs vient pour ouvrir la buvette du club. Des vélos sont également disponibles à la location.

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LFDP  LFDE   EGLETONS ( 293km)

Après une courte halte, décollage en 10 sur la longue piste mi-herbe jaunie, mi-graviers et splendide survol de l’ile avec ses parcs à huitres, d’en haut on dirait un gigantesque patchwork.

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Après La Rochelle en contact radio sans encombres, le contrôleur de Cognac me prend au dépourvu, il m’annonce d’une traite le code transpondeur, le QNH, et la route qu’il souhaite à suive qui n’est évidemment pas celle que je lui ai proposée. Trop d’informations d’un coup pour tout retenir. Armée d’un stylo et d’une feuille et je lui demande gentiment de répéter.

Il faut alors trouver sur la carte les points de report…

A l’approche du massif central, le relief commence à monter, les nuages descendent, le vol devient plus turbulent, il est aux alentours de 13 h.  Avec toujours 1000 pieds sol je me surprends quand même à penser en voyant un camping avec un joli champ aux dimensions satisfaisantes que je dois garder la place en mémoire comme option. Heureusement ce ne sera pas nécessaire, Egletons est en vue, quelle piste magnifique au milieu des montagnes et aucune photo pour la montrer, concentration oblige!

A Egletons c’est la chasse à l’échelle pour faire le plein avec les ailes hautes. Philippe, un des gars du club m’explique que pour être autonome il serait judicieux de me procurer un trépied. Ce sera une occupation pour l’hiver : fouiner sur les sites internet pour dénicher cela.

A 400m le camping avec possibilité de louer des mobil homes, la piscine et le resto qui ouvre quasi non-stop quant au club l’ambiance est super sympathique de plus internet est disponible : tous les désirs du pilote sont comblés!

Il est aussi possible de planter la tente sous l’aile pour les amateurs, une chambrette avec douche et cuisine fait partie des installations.

Les pilotes d’Egletons sont des passionnés, ils ont construit de A à Z un Jodel D140 mousquetaire utilisant tous leurs samedis et dimanches pendant dix années, c’est bluffant! Le club est allé récemment au rassemblement des femmes à Figeac et Michel a chargé le Jodel jaune et fait le transport du matériel pour ses copains (tentes, sacs…). Il faut dire qu’en plus de la place, l’appareil peut charger l’identique de son poids soit 740kg.

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Pour 2017, le rassemblement des femmes aura lieu à Chambley.

Le retour est à préparer avec le choix d’une étape intéressante vers le nord. Après mille hésitations ce sera Avallon.

 

J4-  LFDE – LFGE  AVALLON ( 298km)

A droite, les hauteurs du massif central. Le contact radio est quasi inexistant pendant de longs km.

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Avallon, toute petite ville, est construite sur une colline, Vauban est passé par là.

Elle est à moins d’un km de la piste donc bien pratique.

Un gardien avec son grand chien dissuasif habite la maison jouxtant le terrain et de l’Avgas est disponible s’il y a quelqu’un.

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J5

  • LFGE – LFFT  NEUFCHATEAU ( 179km)
  • LFFT – LF5755 (149km)

Comme attendu, c’est plusieurs heures d’attente coincée à Neufchâteau, d’abord Luxembourg fut IFR puis c’était au tour de Metz-Nancy MVFR.

Retour à Zoufftgen en milieu d’après-midi.

En tout, 1550km en suivant le soleil.

Alpes 2016

Grand bleu annoncé pour le long week end du 15 aout. Après avoir fait un avenant au contrat d’assurance car les alitports et altisurfaces n’étaient pas inclus, il n’y pas à hésiter une seule minute, direction les Alpes.

Deux équipages : Claude et Christian en VL3, Rachel et Patrick en Rans

 

J1 LF5755 – LFLE  (Zoufftgen- Chambery Challes les eaux : 462km)

2h49  de vol pour le Rans d’une traite et après le 2eme essai de passer au-dessus des nuages, vol au FL70  puis  au FL65 sur proposition du contrôleur de Bales info pour rester en-dessous des TMA de Lyon.

Thibaut nous accueille les bras ouverts, ici on a une chambre, le petit déjeuner et le repas du soir partagé autour d’une grande table vers 21.30 lorsque tous les planeurs sont de retour au bercail en grande convivialité.

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J2 Les Altiports : 462km

  • LFLE – LFKX ( Challes – Meribel : 89km)
  • LFKX – LFHM (Meribel – Mégèves : 102km)
  • LFHM – LF   (Mègèves – Saint Roche Mayere : 100km)
  • LF  – LFLJ (Saint Roche Mayere – Courchevel : 85km)
  • LFLJ – LFLE ( Courchevel – Challes : 86km)

Départ à 10.20 pour Meribel à 5639 pieds. Etude de la route et de la carte VAC. Après le décollage, on reste dans la grande vallée, on tourne à gauche, on survole Alberville et c’est la vallée de droite.

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Puis Mégeves à 4830 pieds où nous prenons le temps de bien déjeuner pour laisser le temps à la chaleur de diminuer un peu. Dans leur bureau, une magnifique carte 3D montre les différents trajets pour les baptêmes de l’air. Nous profitons pour nous en inspirer. L’ altimètre dépasse pour la toute première fois de sa vie les 10.000 pieds.

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On redécolle à 15 heures et, pour rejoindre Saint Roch Mayeres à 5518 pieds, en prenant le chemin des écoliers sinon le vol ne ferait que quelques minutes, les 2 pistes étant éloignées de 15km seulement.  Passage par le glacier d’Argentière : un pur régal.

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Claude et Christian se feront plaisir en s’insinuant dans le trèfle des glaciers du Dome, du Taoul et du Talefre.

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L’atterrissage sur la piste en herbe est très bumpy. Nous prenons un rafraichissement face au Mont Blanc, juste grandiose.

Devant les gigantesques roches, nos appareils ressemblent à des modèles réduits. Le chalet fait aussi restaurant mais fort de son succès, bien que téléphonant la veille, tout était complet.

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Dernier altiport avant de rentrer, Courchevel LFLJ à 6583 pieds.

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J3

  • LFLE – LFNJ (Challes les eaux – Aspres  135 km)
  • LFNJ – LFMR (Aspres – Barcelonette  97km)
  • LFMR –     (Barcelonette – Les Crots 46km)
  • LF   – LFHU (Les Crots – L’Alpes d’Huez  97km)
  • LFHU – LFLE ( L’Alpes d’Huez – Challes  74km)

 

Alors pour y aller, même avec le GPS c’est déroutant, il y a des montagnes de tous les côtés et pas vraiment de vallée visible. Par chance Patrick connait les chemins par cœur – pour venir tous les 2 ans dans les Alpes depuis 20ans – Mon joker autant pour m’orienter que comme hier pour atterrir sur les altiports.

Aspres est une base à retenir avec restaurants, piscine et gites à 200m.

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Nous rejoignons Ed et son Savage et choisissons Barcelonnette, un terrain à  3700 pieds mais linéaire situé au fond d’un entonnoir, comme étape déjeuné. Nous ne serons pas déçu, la réputation de ce resto d’altitude est fidèle au repas servi dans nos assiettes.

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Pour repartir, bien que la manette des gaz soit à fond, pas moyen de monter.

Il fait une trentaine de degrés et la température d’huile chauffe.. Il faut rester en pallier pour notre sécurité. Le VL3 avec ses grandes aérations ne rencontre pas ce problème.

Comme il fait tellement chaud nous allons nous baigner au lac de Serpençon. Après avoir téléphoné au propriétaire pour accord et connaitre l’état de la piste nous nous posons aux Crots sur la rive du lac.

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Claude survolera encore Super Devoluy ou Uli et Ed s’étaient posé l’an passé.

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Et pour se faire un dernier petit plaisir l’Alpes d’Huez à 6103 pieds sous un vent de travers. Chose étrange, la carte du terrain n’est pas sur skydemon. Nous l’avons trouvée sur IVAC.

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J4

  • LFLE – LFEV ( Challes – Gray  227km)
  • LFEV – LF5755 (Gray – Zoufftgen 201km)

 

Un notam est posé sur Gray, on téléphone pour savoir si c’est possible de venir.

Des travaux de compactage de la piste en herbe sont en cours la semaine, mais nous sommes jour férié. La halte est agréable, ils ont fait un genre de rideau militaire ajouré pour laisser passer l’air et abriter du soleil.

Pour y aller, notre route sera à l’est, nous avons le transit accordé de Genève pour les espaces en dessous de 5500 pieds. On peut voir le lac et un avion de ligne atterrir.

Escapade à Belle Ile

Avec un vent arrière et une piste encore molle des pluies abondantes, bien que voyageant léger pour le week end, Claude préfère faire un essai seul à bord par sécurité. Le VL3 décolle en milieu de piste. A deux, il est freiné par un ban de terre meuble mais finit par mettre son nez en l’air.

Les 4 équipes se rejoignent à Villerupt sous une météo maussade.

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L’idée est d’aller chercher le soleil à Belle Ile. Daisy sera de la partie.

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Les planifications de vol initiales au FL65, revues la veille à la baisse au FL45 tombent à 1.500ft , on se met d’accord pour un stop essence à mi-chemin du trajet.

LFAW-LFOZ

Orléan St Denis, une grande piste en macadam avec une infrastructure importante a été élue. Dès l’atterrissage, direction la pompe de marque BP…On possède la carte Total! Confiants on s’adresse aux pilotes présents, instructeur, proposant de payer en liquide contre l’utilisation de leur carte mais d’aucun n’acceptera. Les pilotes vérifient alors leurs jauges et leurs consommations respectives pour décider de la nécessité ou non d’un autre stop ravitaillement. 15L/h en moyenne, tous ont assez plus la réserve de sécurité pour rejoindre l’ile.

On quitte la fréquence  122.4, en remerciant ironiquement pour l’essence.

 

LFOZ-LFEA

Les fréquences radio se succèdent Seine info, Paris, Vatry, Nantes … Le niveau de vol est toujours en dessous de 1.500ft, overcast, pas de possibilité de monter pour les pilotes VFR.

En visuel, un trafic opposé à midi, même altitude sans doute possible ; une fraction de seconde pour décider et virage à 45°pour l’éviter. Le cessna blanc et rouge continue tranquillement sa course, il ne semble pas nous avoir vu. Le service d’information trafic n’a pas attiré notre attention, l’avion n’est probablement pas sous contrôle radio.

La frontière du mauvais temps s’arrête avec le survol de la mer, le soleil fait son apparition fidèle aux prévisions météorologiques.

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L’accueil de Maurice à Belle ile change radicalement du précédent, c’est avec de grands sourires que les réservoirs peuvent être remplis puis les ulm sont alignés pour attendre sagement le retour de leurs propriétaires. Les hommes se stipplent à savoir si c’est bien son ulm qui a le moins consommé..

2 Pionneer 300 (Joelle-Uli & Alison-Ed-Daisy), FK-14 dont la couleur, au soleil,  miroite de milles paillettes (Sumie-Camille) , VL3 (Rachel-Claude)

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Les twingos ont été réservées à l’avance, une blanche et une bleue sont garées à l’entrée de l’aéroport, les bagages sont entassés dedans mais chose étrange des affaires sont à l’intérieur… Ce ne sont pas les nôtres! On décharge et recharge dans les bonnes et on décapote pour notre plus grand plaisir.

L’ile est très jolie, son caractère sauvage a été scrupuleusement conservé. Pour ceux qui ont eu le plaisir de s’y rendre par le passé, ils l’a retrouvent inchangée. Pas de grands complexe hôtelier ni building mais des maisonnettes blanches et colorées, de grandes étendues de genets, de petites criques et des sentiers de ballade. Poisson frais et crustacés régalent nos papilles au souper.

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Poisson frais et crustacés régalent nos papilles au souper.

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Le lendemain, randonnée pour les uns, vélo pour les autres et tour de l’ile en Twingo associé au far niente pour les « plus » courageux ! Les résistants au programme « je mets une protection » rentreront avec quelques souvenirs du soleil sur leurs visages.

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Le week end prolongé touche à sa fin, il ne reste plus que le vol du retour. Les prévisions météo sur les 730km nous font choisir un départ à midi.

A la pré check du moteur, le VL3 a une extrémité d’un ressort du dessous de cassée. Des 4 équipages, le plus prévoyant a un ressort de rechange et c’est 4 têtes masculines armées de lederman qui farfouillent dans le moteur jusqu’à avoir raison de ce bout de ferraille !

Backtrack du petit bout de la piste 24 pour alignement et décollage. Survol de Palais et de la citadelle de Vauban.

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Les « Villerupt » feront le vol d’une traite tandis que les « Zoufftgen » préfèreront après un vol à 3.500ft de 2h10 faire une halte café au terrain en herbe de Pont sur Yonne LFGO. Les 50 derniers km pluvieux ne le furent pas suffisamment pour pouvoir se dispenser de laver l’ulm !

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Muller Rachel

Photos Joelle Jaeger

Baltic 2015

Un article de Rachel Muller

 

Les autorisations de survol en poche (Danemark-Suède-Finlande-Norvège), on peut décoller mais des 4 ULM prévus, seuls 3 auront pu voler.
Au départ : 3 équipages, Joelle & Uli en Savage et Rachel & Claude en VL3 pour 17 jours, Ed en Pioneer pour seulement 1 semaine.

0_1_Pioneer

0_2_Savage

0_3_VL3

Savage : 30 heures de vol / 1850NM
VL3 : 33 heures de vol / 3560NM

Légende photo Baltic routing
routing vert : Pioneer – Savage et VL3
routing rose : Savage
routing bleu : VL3

Baltic_routing

Tous ensemble pour une semaine

Jour-1

Kitzebur-Damme (ELMD-EDWC 182NM)
Damme – Helgoland-Dune (EDWC-EDXH 110NM)

1_Helgoland_1

2_Helgoland_2

EDXH : 2 pistes courtes : 480m (15-33) et 370m (21-03)
La piste 33 est en service, vent de travers 260° 25kt – les ailes basses se posent.
Avec ses ailes hautes, le Savage, train classique préfère la 21 et demande l’approbation. Le contrôleur, réticent, lui accorde s’il est sûr d’atterrir après l’hélicoptère garé à droite en début de piste.

3_Helgoland

2 iles, Helgoland-Dune avec la piste et son camping aux emplacements nichés dans les dunes ; Helgoland, la ville et ses falaises pourpres. Un petit trajet en ferry pour passer sur l’ile habitée et promenade sur le sentier en compagnie des mouettes aux cous jaunes « Basstölpel »

Jour-2

Helgoland-Dune – Endelave (EDXH-EKEL 150NM)

Accueillant, le fils du propriétaire nous aide à trouver un toit en dur pour la nuit, car bien que possible de camper sous l’aile, l’avis général est de rester au sec, des pluies étant annoncées. On peut directement louer des vélos rouges et les enfourcher pour découvrir l’ile.

4_Danemark-Endelave

Jour-3

Endelave –Femø (EKEL-EKFM 75NM)
Femø-Ærø (EKFM-EKAE 47NM)
Ærø-Endelave (EKAE-EKEL 72NM)

Le lendemain au petit déjeuner, au seul et meilleur restaurant de l’ile, la mauvaise info tombe. La piste du Kitzebur a été saccagée durant la nuit. Plus possible de retourner sur notre terrain d’attache. Le Rans S7 qui devait venir la 2eme semaine ne pourra pas non plus décoller. On cherche une solution pour le retour…
Pour se remonter le moral, petit vol autour des iles multicolores : survol du great belt bridge (Storebaelt), Vejo et atterrissage à Femø, une piste étroite entre les blés pour le repas de midi. Suivi d’Aerø, pour une balade à vélo le long de la mer jusqu’au village aux rues pavées qui mènent au port.

5_Danemark_2_Storebaelt-zhe-great-belt-bridge 6_Danemark_4_Femo_2

7_Danemark_5_Femo 8_Danemark_5

Jour-4

Endelave-Hoganäs (EKEL-ESMH 86NM)

Atterrissage sur la 24 sous un vent de 30kt, le refuel se fait en tenant les ailes, chaque ULM trouve heureusement une place derrière un hangar pour être arrimé à l’abri. Hoganäs c’est 2 pistes herbe de 800m, du 100LL et du Mogas, des chambres, une cuisine, des vélos, une ambiance joviale : un club house comme on en rêverait tous. Fly and barbecue d’harengs, la tradition des mardis soirs, tous les pilotes des environs s’y retrouvent.

9_Hoganaes

10_Hoganaes_

Jour-5

Hoganäs-Landskrona (ESMH-ESML 22NM)
Landskrona-Visingsö (ESML-ESSI 150NM)
Visingsö -Hogänäs (ESSI-ESMH 146NM)

Atterrissage à Landskrona pour voir le Blackwing, nouvel ULM suédois au fort potentiel alliant technique de pointe et design aérodynamique. Manque de chance les autorisations de vol de cet ULM en fibre de carbone, « côte à côte », ne sont pas encore validées. Solution de rechange : Ed et Claude voleront avec les pilotes du Blackwing pour faire une petite course pour le fun (VL3 contre Pioneer).
Vers le nord le paysage change, la forêt devient dense parsemée de lacs.
ESSI ou 800m de piste herbe sur une ile au milieu d’un lac à côté d’un terrain de golf. Comme à Endelave, une boite est placée en toute confiance pour laisser aux pilotes le soin de donner quelques krones pour l’entretien de la piste.

11_Visinsgoe

Jour-6

Hoganäs – Frölunda (ESMH- Frölunda 282NM)

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Carl et ses Swedish Ultraflyers ont tout organisé à la perfection, café, refuel, transport jusqu’à la gare.. Direction Stockholm pour 2 nuits sur un ancien bateau en bois rouge : après avoir traversé le pont on se retrouve directement dans la vieille ville. Stockholm nous ravit par son architecture et sa facilité de se déplacer en bateau hop on hop off.

14-A_Stockholm

Chacun à son rythme, selon ses envies

Savage

Jour-8

Frölunda-Visby (Frölunda-ESSV 124NM)

Vol au FL55, avec un vent de face constant mais tolérable. Juste avant Visby le vent forcit jusqu’à 40kt, l’atterrissage est turbulent et après seulement 20m Uli est déjà à l’arrêt ! Rouler jusqu’au parking s’avère compétitif. Arrimer l’ULM le plus sécurisé possible devient la priorité, à peine fini, il commence à pleuvoir. Visby 25€ taxes +7€ parking/jour

15-A_Savage_Visby

Visby, cité médiévale classée patrimoine mondial de l’Unesco est fortement appréciée pour 2 jours de relax.

Jour-10

Visby-Bunge(ESSV-ESVB 27NM)

La météo ne joue pas avec, le Savage atterrit sous une pluie battante.

15-B_Savage_Visby-Bunge

VL3

Jour-8

Frölunda-Kumlinge(Frölunda-EFKG 113NM)
Kumlinge-Nummela(EFKG-EFNU 116NM)
Nummela-Ruhnu (EFNU-EERU 176NM)

De la Suède à la Finlande, la côte est très découpée. Survol d’une multitude de petits ilots. Après un atterrissage à Kumlinge et une autre pause à Nummela, la nuit sera à Ruhnu, une ile à 3h30 de bateau des côtes, idéale à visiter en avion. La piste, entourée de bois me fait penser à Noertrange. L’ULM, parqué – entre un hangar de fermier et le garage attenant à la tour qui est utilisé comme portique de sécurité pour vérifier le passage des voyageurs- il est temps de rejoindre le village. La vie semble suspendue dans le temps, paisible avec ses habitants accueillants. 60 personnes y vivent toute l’année. Ruhnu 9€ de taxes.

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15_3_VL3_Ruhnu

Jour-9

Ruhnu-Riga/Spilve(EERU-EVRS 63NM)

Spilve est un grand aérodrome austère mais pratique pour visiter Riga, piste bétonnée située dans la CTR de Riga, à moins de dix minutes en taxi du centre. On a apprécié la disponibilité des employés. Spilve 20€ de taxes parking inclus.

15_4_VL3_Spilve

Jour-10

Riga/Spilve-Bunge(EVRS-ESVB 186NM)

Parés de nos gilets de sauvetages, décollage de Spilve. Plusieurs traffics sont en vue au départ et arrivée de Riga. Contrairement à notre intention de suivre la route VFR, Riga nous demande de traverser la CTR d’est en ouest, dubitatifs nous suivons les instructions, cap 270°pour couper les axes de Riga international à 600ft. Après Ventspils , montée au FL65 pour survoler la mer. Le vol sur l’eau le plus long du voyage, 40 minutes. Avec ce calme, sur l’eau, on a la sensation de ne pas avancer.
L’étoile macadamisée de Bunge est finalement en vue.

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Jour 10-13

Bunge ESVB : vols locals, tours en ferry/voiture, Farø.

Les 2 équipes se retrouvent, chacun a une multitude d’anecdotes à se raconter.
Notre nouvelle demeure de 2000 m2 est surprenante : une ancienne base militaire suédoise dont le hangar, gigantesque, fut construit en 1937.

18_Bunge_1

Gert, pilote retraité de ligne et de l’armée suédoise a acquis Bunge et l’a transformée en musée vivant et locaux d’hôtes. Les pièces de la “caserne” pour dormir, sanitaires, cuisine, cinéma, salon… donnent toutes sur l’intérieur du hangar. Des échelles sont mises à disposition pour pouvoir grimper dans les imposants modèles SAAB exposés (J32 Lansen, Draken, JA37 Viggen et 105), prendre la place du pilote et remonter dans le temps.

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Farø est une minuscule ile au nord de Gotland, accessible qu’en ferry. La visite de l’ile se passe en Saab 99, louée chez Gert, munie des blousons de pluie mais ne gâche en rien le plaisir d’admirer les rochers aux formes excentriques.

20_Faro_rochets_d_en_haut 21_Faro_rochets_d_en_bas

Au retour d’un vol local, un bruit insolite survient à proximité du terrain. Au sol le diagnostic est posé : un morceau du tuyau d’échappement a cassé. Pas de meilleur endroit que Bunge pour réparer ! Notre hôte organise un soudeur et le tout est changé dans le hangar.
Après un vol test, prêts à repartir.

Savage

Jour-14

Bunge-Kalmar (ESVB-ESMQ 113NM)
Kalmar-Bornholm (ESMQ-EKRN 107NM)
Bornholm-Rügen (EKRN-EDCG 65NM)

Un vent constant de face pendant les 3 vols autorise une vitesse sol maximum de seulement 60kt. Après une pause à Kalmar et un atterrissage à Bornholm (avec une agréable self briefing room), Rügen, l’ile aux falaises de craie est enfin en vue. Comment visiter cette ile aux dimensions relatives sans louer de voiture ?
La solution est toute trouvée : le « Rasender Roland » un train à vapeur ! Ce moyen de transport original dessert plusieurs stations balnéaires de l’ile, ravissant autant les touristes que les locaux.

22-A_Savage_Kalmaroeland 22-C-Savage_Ruegen

22-B_Savage_Bornholm

Jour-16

Rüge-Stendal (EDCG-EDOV 124NM)
Stendal-Korbach (EDOV-EDGK 154NM)

Survol des lacs du Mecklenburg, connus pour leurs péniches naviguant d’un lac à l’autre.

22-D_Savage_vers_Stendal

Jour-17

Korbach-Bitburg (EDGK-EDRB 124NM)

VL3

Jour-14

Bunge-Oslo/Kjeller (ESVB-ENKJ 357NM)

Le plan de vol a été déposé la veille pour respecter le délai des 4 heures imposées mais la météo ne permet pas de décoller à l’heure prévue. On prévient la douane de notre retard par email.
Après une heure de vol la météo se dégrade, le plafond est bas, les restes de pluie au niveau de Finspang forment une brume ; des détours seront nécessaires pour maintenir VMC. A l’approche de la frontière Norvégienne comme par enchantement le ciel redevient bleu. Atterrissage sur la 30 sous un grand soleil. Direction Oslo, marche, train puis visite de la ville en vélo. Il ne faut surtout pas manquer de voir l’opéra dont la construction en verre, marbre et granit semble sortir de la mer.

22_1_VL3_Oslo

Jour-15

Kjeller-Jarlsberg (ENKJ-ENSB 85NM)
Jarlsberg-Lunde (ENJB-ENLU 46NM)
Lunde-Jarlsberg (ENLU-ENJB 116NM)

Le survol de la baie d’Oslo est à couper le souffle, on s’autorise une séance photos mais la tour nous rappelle à l’ordre «OKMUU – you say your routing was Jarlsberg ? Affirm, doing a 360° to the left around Oslo to take some pictures, we’ll resume our route -OKMUU »

22_2_VL3_Oslo_2

Le terrain devient plus montagneux en progressant vers l’ouest.
Jarlsberg a une procédure radio particulière. Après atterrissage, on retourne sur la fréquence de Torp Tower pour les en informer et pour le décollage, il faut d’abord téléphoner à Torp Tower pour obtenir un code transpondeur et l’autorisation.
Michel, un pilote belgo-norvégien, ouvre le chemin vers Lunde, départ d’un vol local spectaculaire entre les fjords à 1500ft.

22_3_VL3_Jarlsberg-de-Lunde

Jour-16

Jarlsberg-Hogänäs (ENJB-ESMH 215NM)

La côte suédoise est parsemée d’iles rocailleuses. Certaines comptent une maison, d’autres un village entier.

22_4_VL3_Oslo_vers_Suede_2

Jour-17

Hogänäs-Landskrona(ESMH-ESML 22NM)
Landskrona-Ganderkese(ESML-EDWQ 211NM)
Ganderkese –Bitburg (EDWQ- EDRB 202NM)

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Le Blackwing a enfin reçu les autorisations pour voler, quel régal que de faire un vol côte à côte et prendre une multitude de photos avant de rentrer à Bitburg où nous retrouvons l’équipe du Savage.
Jemp, le pilote du Rans qui n’aura pas pu prendre le départ vient nous chercher. Retour au Kitzebur pour récupérer les voitures et vue en direct de la piste vandalisée.

23_Kitz