Angleterre 2016: un voyage écourté
Un tour bien planifié de 6000km en passant par les cotes et les iles anglaise jusqu’en Ecosse et plus meme!
Une bonne humeur et 3 machines au départ.
Joelle et Ulli en Pionner, Ali et Ed en Pionner de Villerupt; Rachel et Claude en VL3 de Zoufftgen.
J1 LF5755 et LFAW – LFOH (Villerupt- Le Havre Octeville 448km)
L’activité radio pour Beauvais et Rouen Approche est très chargée. Il faut se battre et vraiment appuyer sur le bouton au bon moment pour faire passer son message.
Le Havre a été choisi parce qu’aéroport douanier. La piste, en bordure de mer et de falaise, précise dans sa carte VAC que par vent traversier supérieur à 20kt sur piste humide ou 25kt sur piste sèche, il est interdit d’atterrir. La 04 en service nous fait longer de près la falaise avant de passer en base.




Lorsqu’un des pionner roule au parking, un volumineux hélicoptère le talonne.

Après avoir montré nos papiers d’identité au douaniers et précisé notre heure de départ, nous faisons une petite pause pour refueller nos appareils et nos estomacs.
le Havre 11€ taxes
LFOH – EGJA ( Le Havre – Alderney 204km)

Les fréquences se succèdent Jersey control puis Guernsey Approche et finalement Alderney Tower. L’ile est magnifique avec d’abord son petit port, son phare, sa ville et après avoir longé la cote, le terrain et ses fleurs fuchsias devant le seuil de piste de la 08.



A peine après avoir eu le temps de sauter des habitacles et enlever nos gilets de sauvetage, le camion-citerne nous a rejoints sur le parking en herbe payable de la main à la main en espèces.
Le ciel est bleu, il fait chaud.
Direction le Charlie pour les formalités. En imprimant le ” Bailiwick of Guernsey ” GAR spécial pour les iles , et le remplissant, c’est un gain de temps à l’arrivée.
Alderney 10£ taxes.

Notre Bed & Breakfast “Bon Jour” est idéalement placé au centre du village. Les chambres n’ont pas de clefs et lorsque nous les réclamons, notre hôte, amusée, les sort du fond d’un bocal de sa cuisine en expliquant qu’ici tout reste toujours ouvert! Mel nous conte que 2100 personnes vivent à Alderney, l’été la population peut doubler. Un petit hôpital donne les soins courants et de première nécessité et les urgences sont transférées à Guernsey ou sur le continent. Les enfants effectuent leur scolarité à Alderney jusque 16 ans puis partent pour deux années à Guernsey avant de choisir leurs études supérieures.
Au programme, petite baignade dans une eau à la température revigorante et tour de l’ile en vélo en passant par les chemins de randonnées au cœur de la nature avec quelques haltes bien méritées près d’un vieux fort ou sur les rochers.
En longeant la piste nous avons loisir de voir décoller et atterrir un certain nombre d’avions. Ce qui n’est pas étonnant car toute l’économie de l’ile se fait via avions. Lorsque le brouillard s’installe pour 3 jours, l’ile se retrouve totalement isolée. Seuls les habitants ont leur bateau privé, aucun ferry ne fait la liaison entre les iles.


J3 EGJA – EGHN (Alderney-Sandown : Ilse of Wight 140km)
Au petit déjeuné – breakfast anglais copieux – c’est la préparation de formalités : check météo, routing, plan de vol, envoi du GAR – General Aviation Report – via internet (l’enregistrement des données ulm, pilotes, passeports…et payement ont déjà faits avant de partir)
2 taxis nous amènent à l’aéroport, nous passons l’unique gate et sa balance mythique pour inscrire au Charlie notre destination, date et heure sur le formulaire papier ” Bailiwick of Guernsey ” des iles Anglo-Normandes que nous avions remis à notre arrivée.

Avant le départ il faut téléphoner au FBU (Flight briefing unit) pour vérifier s’ils ont bien enregistré les plans de vols. Même pour ce court vol maritime nous nous engonçons dans nos gilets de sauvetage.


Aérodrome d’arrivée : Piste de Sandown, avec comme particularité singulière un chemin public coupant la piste où les piétons sont prioritaires sur l’atterrissage! Bien noté dans la carte d’approche : “A public footpath crosses the runway 300m from the runway 05 threshold”. Ce qui a le don de faire enrager les pilotes basés.
Après avoir fermé nos plans de vol par téléphone, un accueil enthousiaste nous est réservé, nous sommes les premiers guests de “Dangerous Dan” à étrenner ses installations. La décoration du bistro est en cours de rénovation, le jardin a déjà été arrangé avec goût et fonctionnalité et incroyable mais vrai les sanitaires sont en réalité un espace bien être avec deux douches à jets-vapeur-musique plus un jacousi.
Conviés à planter nos tentes où bon nous semble, nous hésitons, car tant l’espace à disposition est immense.
Sandown 17£ taxes atterrissage + parking
Flânerie au Pier avec un retour vers l’adolescence : nous nous laissons tous prendre aux jeux à sous dans les innombrables salles emplies de machines vouées à engloutir nos deniers. Glace et hot dog puis ballade à Shanklin, le long des berges aux cases de plage colorées jusqu’à l’ascenseur reliant la plage à la ville haute, ses hotels et ses villas surplombant la mer.

Moins amusant fut le réveil nocturne par des exercices militaires en bout de piste d’un ou plusieurs hélicoptères, quant au nombre, difficile à évaluer….
J4 EGHN – EGPT (Sandown – Perranporth 305km)
itinéraire prévu; EGHN – Salcombe : itinéraire réel (360km)
Peu d’avions en visite ce matin, le couloir de circuit d’entrainement des “Red Arrows” passe juste à côté du terrain, nous pouvons même les suivre des yeux.

C’est parti pour rejoindre la terre ferme.
Au nord-ouest de Wight, on s’attarde au passage de la pointe des falaises blanches, inclinant l’aile de droite à gauche pour obtenir le meilleur angle pour les photos de “The Needles”, point de report obligatoire.


Puis c’est “Old Harry Rocks ” et ce sont des km de couleur rouge de cote qui nous séduisent.
Les zones militaires jouxtant la cote au sud de Bournemouth sont contournées obligeant d’entrer dans les terres.



Les Pionners sont en tête, 50km après Plymouth; la visibilité ne cesse de diminuer, le plafond tombe à 700 pieds, Uli demande la météo de notre destination à “Plymouth Military” avec lesquels nous sommes en contact radio : 200 pieds ! Nous discutons de faire demi-tour.



L’équipe du VL3 ayant survolé Salcombe propose cette option, directement acceptée.
L’atterrissage se fait en zigzaguant à travers une purée de nuages.

La piste est privée, dans la minuscule guitoune Charlie toutes les informations nécessaires sont à disposition. Ali téléphone au propriétaire pour le prévenir, nous mettons dans la caissette les pounds pour nos taxes.

Nous fermons les plans de vol par téléphone grace au précieux numéro que “Dangerous Dan” nous a donné et partons à la recherche d’un hébergement.
Tout en bas de la colline, faute d’autre option, un camping sur un terrain pentu fait l’unanimité.
Du camping, marcher jusqu’à Salcombe occasionne une promenade magnifique en revanche pour le retour, remonter est réservé aux super athlètes. La bourgade ne possède que peu de taxis aussi faut-il systématiquement planifier l’heure et réserver le matin pour le soir en se pliant aux disponibilités des conducteurs et ajuster notre planning en fonction. Quant aux routes, elles sont si étroites qu’avec leurs cotés arborés et broussailleux seul un véhicule a la place de passer. L’allure démentielle de la conductrice du premier taxi à nous prendre nous secoue, mais nous arrivons à bon port. Nous prenons soin de récupérer le numéro d’une autre compagnie…
En ville, les gourmands (c’est à dire tous) happés par l’odeur alléchante d’une boutique de fudges frais ne pourrons pas résister à entrer et presque dévaliser la boutique des caramels salés, l’odeur étant encore plus prenante que celle des cacahouettes grillées de la fête foraine ou que celle des croissants frais du matin. Et pour l’apéro, ce sera le traditionnel Gin tonic avec du Gin “made in Salcombe”.
Les Scilly sont à bout de bras, seuls deux petites centaines de km nous en séparent mais c’est méconnaitre la météo anglaise qui nous cloue au sol par son plafond foncièrement trop bas.
Aussi mettrons-nous à profit ces deux jours pour randonner et admirer de la terre ferme ces magnifiques paysages. Ali, enthousiaste devient le guide officiel du groupe.



Lors de nos excursions, après avoir crapahuté sur les collines nous n’hésiterons pas à sauter dans un des bateaux faisant la liaison d’un coté à l’autre de la rive de l’estuaire de Kingsbridge une fois redescendus dans la plaine.


J7 Salcombe – EGHQ (Salcombe – Newquay 116km)
Après 3 jours au camping, nous faisons une nouvelle tentative. Perranporth étant fermé le lundi nous optons pour Newquay, juste en face des Scilly. Il n’y aura qu’à faire le plein et un saut de puces. L’email du formulaire de demande d’autorisation pour les Scilly a pu être imprimé en un exemplaire à Brandscombe, photocopié au camping de Salcombe puis rempli et avec les moyens du bord, photographié et renvoyé par email. Après tous ces efforts nous recevons une réponse enthousiaste : nous sommes les bienvenus!!

Mais partis sous le soleil c’est la grisaille qui nous accueille. Newquay a des dimensions géantes après le petit aérodrome en herbe de Salcombe. Sur le tarmack une employée vient à notre rencontre suivie du camion citerne dont la capacité ne nous laisse pas douter obtenir suffisamment d’essence pour nos trois machine! Au quartier général de l’aviation générale nous réfléchissons une demi-heure à la probabilité de rejoindre les Scilly et demandons finalement à la contrôleuse d’annuler nos plans de vols, trouvons via internet un genre d’auberge de jeunesse et goutons les Cornish Pasties, genre de chausson chaud en pate fourré au fromage, legumes ou saucisse


Après une journée relaxe et devant une météo qui ne va pas s’améliorer de sitôt, nous décidons de dire goodbye à l’Angleterre et de ne revenir qu’à condition d’une haute pression pour 2 semaines!
J8 EGHG – LFAT (Newquay – LeTouquet 510km)
LFAT – LFAW
Le retour peut se faire en un jour en deux étapes. Pour la traversée, on se reporte au VOR de LYD, contourne l’aéroport de Lyd par le nord est et passons la frontière à SOVAT.







Un petit tour de France en Rans
Le but : aller où la météo est favorable et se charger en vitamine D
…………des étapes raisonnables en distance

J1- LF5755 – LF8955 St Fargeau (320km)
C’est avec grand plaisir que je retrouve le camp de vacances 5 ans après notre passage lors du tour des châteaux de la Loire. Lors de ce tour, Jean-François était mon copilote, les 2 autres équipages Patrick/Alex et Jemp/Mich; tous en Rans!
Je survole le camp pour annoncer ma venue.

La piste n’a pas changé, 450m en montée, un peu comme à la maison. En choisissant cette 1ere étape, l’idée était d’obtenir toute l’aide nécessaire et ce fut le cas à 100%. Mon Rans est bien à l’abri pour la nuit, et maintenant les murs du hangar sont couverts de photos, quelle rigolade en me reconnaissant tenant dans les bras la pitchounette de Jean-Pierre, le propriétaire puis direction la station essence.
Anita, Philippe des pilotes de de Cappel; Henri, Roger du club des 3 frontières étaient là la veille en provenance de Saumur, quelle coïncidence, c’est le même chemin prévu mais en sens inverse.
Nouveauté à Saint Fargeau: une piscine! et après le repas petit tour en auto-gire, récente passion du propriétaire. Un vrai régal au coucher de soleil.


J2- LF8955 – LFOD SAUMUR (264 km)
Survol d’un lit de forêts puis de champs pour traverser d’est en ouest la France. Avec un départ tôt, le vol est tranquille et après 1h50, en base pour la 28, on peut admirer Saumur et son château avant d’atterrir sur une agréable piste en dur de 1450m. Ici, avgas disponible, et après le plein, plantage des piquets pour attacher l’ulm. Manque de chance, un hélicoptère vient juste en face s’approvisionner en essence et comme les ailes hautes sont bien secouées, il faut définitivement le changer de place.
Vient alors la quête d’internet, mais pas de wifi au club house.
Parer au plus pratique: réservation d’un hôtel en très longue finale 28 pour pouvoir partir tôt le lendemain. Les sympathiques gars du club m’y amènent.
La ville en revanche est plus éloignée, à quelques km, le taxi s’avère nécessaire et, en haut de la colline c’est parti pour une ballade autour du château. Râpé pour le shopping, on est dimanche…




Planification de la route, des fréquences et des zones militaires demain ce sera lundi. Interminable étude de la météo, d’habitude se sont les experts qui s’occupent du temps.
J3- LFOD – LFDP SAINT PIERRE D’OLERON (203km)
Comme esconté, il n’y a qu’un champ à traverser pour être sur le terrain.
Le vol est, on ne peut plus lisse. L’arrivée à l’ile d’Oléron par le sud de la Rochelle permet de voir les presque-iles et les bancs de sables avançant dans la mer.
Le tour de piste est relativement grand. La base est extrêmement bien entretenue, un gardien occupé à arroser les fleurs vient pour ouvrir la buvette du club. Des vélos sont également disponibles à la location.


LFDP LFDE EGLETONS ( 293km)
Après une courte halte, décollage en 10 sur la longue piste mi-herbe jaunie, mi-graviers et splendide survol de l’ile avec ses parcs à huitres, d’en haut on dirait un gigantesque patchwork.


Après La Rochelle en contact radio sans encombres, le contrôleur de Cognac me prend au dépourvu, il m’annonce d’une traite le code transpondeur, le QNH, et la route qu’il souhaite à suive qui n’est évidemment pas celle que je lui ai proposée. Trop d’informations d’un coup pour tout retenir. Armée d’un stylo et d’une feuille et je lui demande gentiment de répéter.
Il faut alors trouver sur la carte les points de report…
A l’approche du massif central, le relief commence à monter, les nuages descendent, le vol devient plus turbulent, il est aux alentours de 13 h. Avec toujours 1000 pieds sol je me surprends quand même à penser en voyant un camping avec un joli champ aux dimensions satisfaisantes que je dois garder la place en mémoire comme option. Heureusement ce ne sera pas nécessaire, Egletons est en vue, quelle piste magnifique au milieu des montagnes et aucune photo pour la montrer, concentration oblige!
A Egletons c’est la chasse à l’échelle pour faire le plein avec les ailes hautes. Philippe, un des gars du club m’explique que pour être autonome il serait judicieux de me procurer un trépied. Ce sera une occupation pour l’hiver : fouiner sur les sites internet pour dénicher cela.
A 400m le camping avec possibilité de louer des mobil homes, la piscine et le resto qui ouvre quasi non-stop quant au club l’ambiance est super sympathique de plus internet est disponible : tous les désirs du pilote sont comblés!
Il est aussi possible de planter la tente sous l’aile pour les amateurs, une chambrette avec douche et cuisine fait partie des installations.
Les pilotes d’Egletons sont des passionnés, ils ont construit de A à Z un Jodel D140 mousquetaire utilisant tous leurs samedis et dimanches pendant dix années, c’est bluffant! Le club est allé récemment au rassemblement des femmes à Figeac et Michel a chargé le Jodel jaune et fait le transport du matériel pour ses copains (tentes, sacs…). Il faut dire qu’en plus de la place, l’appareil peut charger l’identique de son poids soit 740kg.

Pour 2017, le rassemblement des femmes aura lieu à Chambley.
Le retour est à préparer avec le choix d’une étape intéressante vers le nord. Après mille hésitations ce sera Avallon.
J4- LFDE – LFGE AVALLON ( 298km)
A droite, les hauteurs du massif central. Le contact radio est quasi inexistant pendant de longs km.

Avallon, toute petite ville, est construite sur une colline, Vauban est passé par là.
Elle est à moins d’un km de la piste donc bien pratique.
Un gardien avec son grand chien dissuasif habite la maison jouxtant le terrain et de l’Avgas est disponible s’il y a quelqu’un.


J5
- LFGE – LFFT NEUFCHATEAU ( 179km)
- LFFT – LF5755 (149km)
Comme attendu, c’est plusieurs heures d’attente coincée à Neufchâteau, d’abord Luxembourg fut IFR puis c’était au tour de Metz-Nancy MVFR.
Retour à Zoufftgen en milieu d’après-midi.
En tout, 1550km en suivant le soleil.
Alpes 2016
Grand bleu annoncé pour le long week end du 15 aout. Après avoir fait un avenant au contrat d’assurance car les alitports et altisurfaces n’étaient pas inclus, il n’y pas à hésiter une seule minute, direction les Alpes.
Deux équipages : Claude et Christian en VL3, Rachel et Patrick en Rans
J1 LF5755 – LFLE (Zoufftgen- Chambery Challes les eaux : 462km)
2h49 de vol pour le Rans d’une traite et après le 2eme essai de passer au-dessus des nuages, vol au FL70 puis au FL65 sur proposition du contrôleur de Bales info pour rester en-dessous des TMA de Lyon.
Thibaut nous accueille les bras ouverts, ici on a une chambre, le petit déjeuner et le repas du soir partagé autour d’une grande table vers 21.30 lorsque tous les planeurs sont de retour au bercail en grande convivialité.

J2 Les Altiports : 462km
- LFLE – LFKX ( Challes – Meribel : 89km)
- LFKX – LFHM (Meribel – Mégèves : 102km)
- LFHM – LF (Mègèves – Saint Roche Mayere : 100km)
- LF – LFLJ (Saint Roche Mayere – Courchevel : 85km)
- LFLJ – LFLE ( Courchevel – Challes : 86km)
Départ à 10.20 pour Meribel à 5639 pieds. Etude de la route et de la carte VAC. Après le décollage, on reste dans la grande vallée, on tourne à gauche, on survole Alberville et c’est la vallée de droite.





Puis Mégeves à 4830 pieds où nous prenons le temps de bien déjeuner pour laisser le temps à la chaleur de diminuer un peu. Dans leur bureau, une magnifique carte 3D montre les différents trajets pour les baptêmes de l’air. Nous profitons pour nous en inspirer. L’ altimètre dépasse pour la toute première fois de sa vie les 10.000 pieds.


On redécolle à 15 heures et, pour rejoindre Saint Roch Mayeres à 5518 pieds, en prenant le chemin des écoliers sinon le vol ne ferait que quelques minutes, les 2 pistes étant éloignées de 15km seulement. Passage par le glacier d’Argentière : un pur régal.


Claude et Christian se feront plaisir en s’insinuant dans le trèfle des glaciers du Dome, du Taoul et du Talefre.



L’atterrissage sur la piste en herbe est très bumpy. Nous prenons un rafraichissement face au Mont Blanc, juste grandiose.
Devant les gigantesques roches, nos appareils ressemblent à des modèles réduits. Le chalet fait aussi restaurant mais fort de son succès, bien que téléphonant la veille, tout était complet.



Dernier altiport avant de rentrer, Courchevel LFLJ à 6583 pieds.



J3
- LFLE – LFNJ (Challes les eaux – Aspres 135 km)
- LFNJ – LFMR (Aspres – Barcelonette 97km)
- LFMR – (Barcelonette – Les Crots 46km)
- LF – LFHU (Les Crots – L’Alpes d’Huez 97km)
- LFHU – LFLE ( L’Alpes d’Huez – Challes 74km)
Alors pour y aller, même avec le GPS c’est déroutant, il y a des montagnes de tous les côtés et pas vraiment de vallée visible. Par chance Patrick connait les chemins par cœur – pour venir tous les 2 ans dans les Alpes depuis 20ans – Mon joker autant pour m’orienter que comme hier pour atterrir sur les altiports.
Aspres est une base à retenir avec restaurants, piscine et gites à 200m.


Nous rejoignons Ed et son Savage et choisissons Barcelonnette, un terrain à 3700 pieds mais linéaire situé au fond d’un entonnoir, comme étape déjeuné. Nous ne serons pas déçu, la réputation de ce resto d’altitude est fidèle au repas servi dans nos assiettes.

Pour repartir, bien que la manette des gaz soit à fond, pas moyen de monter.
Il fait une trentaine de degrés et la température d’huile chauffe.. Il faut rester en pallier pour notre sécurité. Le VL3 avec ses grandes aérations ne rencontre pas ce problème.
Comme il fait tellement chaud nous allons nous baigner au lac de Serpençon. Après avoir téléphoné au propriétaire pour accord et connaitre l’état de la piste nous nous posons aux Crots sur la rive du lac.




Claude survolera encore Super Devoluy ou Uli et Ed s’étaient posé l’an passé.

Et pour se faire un dernier petit plaisir l’Alpes d’Huez à 6103 pieds sous un vent de travers. Chose étrange, la carte du terrain n’est pas sur skydemon. Nous l’avons trouvée sur IVAC.


J4
- LFLE – LFEV ( Challes – Gray 227km)
- LFEV – LF5755 (Gray – Zoufftgen 201km)
Un notam est posé sur Gray, on téléphone pour savoir si c’est possible de venir.
Des travaux de compactage de la piste en herbe sont en cours la semaine, mais nous sommes jour férié. La halte est agréable, ils ont fait un genre de rideau militaire ajouré pour laisser passer l’air et abriter du soleil.
Pour y aller, notre route sera à l’est, nous avons le transit accordé de Genève pour les espaces en dessous de 5500 pieds. On peut voir le lac et un avion de ligne atterrir.
A Vendre
Thermostat d’huile.

Pour de plus amples renseignements contacter moi par mail : roland.bruch@education.lu
ou portable : 691 379085.
A Vendre
Vendu
Thermostat (type F1104) tout neuf pour le circuit de refroidissement d’eau.

Pour de plus amples renseignements consulter le site web : http://www.silent-hektik.de/UL_912_Thermo.htm
ou contacter moi par mail : roland.bruch@education.lu
ou portable : 691 379085.
Escapade à Belle Ile
Avec un vent arrière et une piste encore molle des pluies abondantes, bien que voyageant léger pour le week end, Claude préfère faire un essai seul à bord par sécurité. Le VL3 décolle en milieu de piste. A deux, il est freiné par un ban de terre meuble mais finit par mettre son nez en l’air.
Les 4 équipes se rejoignent à Villerupt sous une météo maussade.

L’idée est d’aller chercher le soleil à Belle Ile. Daisy sera de la partie.

Les planifications de vol initiales au FL65, revues la veille à la baisse au FL45 tombent à 1.500ft , on se met d’accord pour un stop essence à mi-chemin du trajet.
LFAW-LFOZ
Orléan St Denis, une grande piste en macadam avec une infrastructure importante a été élue. Dès l’atterrissage, direction la pompe de marque BP…On possède la carte Total! Confiants on s’adresse aux pilotes présents, instructeur, proposant de payer en liquide contre l’utilisation de leur carte mais d’aucun n’acceptera. Les pilotes vérifient alors leurs jauges et leurs consommations respectives pour décider de la nécessité ou non d’un autre stop ravitaillement. 15L/h en moyenne, tous ont assez plus la réserve de sécurité pour rejoindre l’ile.
On quitte la fréquence 122.4, en remerciant ironiquement pour l’essence.
LFOZ-LFEA
Les fréquences radio se succèdent Seine info, Paris, Vatry, Nantes … Le niveau de vol est toujours en dessous de 1.500ft, overcast, pas de possibilité de monter pour les pilotes VFR.
En visuel, un trafic opposé à midi, même altitude sans doute possible ; une fraction de seconde pour décider et virage à 45°pour l’éviter. Le cessna blanc et rouge continue tranquillement sa course, il ne semble pas nous avoir vu. Le service d’information trafic n’a pas attiré notre attention, l’avion n’est probablement pas sous contrôle radio.
La frontière du mauvais temps s’arrête avec le survol de la mer, le soleil fait son apparition fidèle aux prévisions météorologiques.



L’accueil de Maurice à Belle ile change radicalement du précédent, c’est avec de grands sourires que les réservoirs peuvent être remplis puis les ulm sont alignés pour attendre sagement le retour de leurs propriétaires. Les hommes se stipplent à savoir si c’est bien son ulm qui a le moins consommé..
2 Pionneer 300 (Joelle-Uli & Alison-Ed-Daisy), FK-14 dont la couleur, au soleil, miroite de milles paillettes (Sumie-Camille) , VL3 (Rachel-Claude)

Les twingos ont été réservées à l’avance, une blanche et une bleue sont garées à l’entrée de l’aéroport, les bagages sont entassés dedans mais chose étrange des affaires sont à l’intérieur… Ce ne sont pas les nôtres! On décharge et recharge dans les bonnes et on décapote pour notre plus grand plaisir.
L’ile est très jolie, son caractère sauvage a été scrupuleusement conservé. Pour ceux qui ont eu le plaisir de s’y rendre par le passé, ils l’a retrouvent inchangée. Pas de grands complexe hôtelier ni building mais des maisonnettes blanches et colorées, de grandes étendues de genets, de petites criques et des sentiers de ballade. Poisson frais et crustacés régalent nos papilles au souper.



Poisson frais et crustacés régalent nos papilles au souper.

Le lendemain, randonnée pour les uns, vélo pour les autres et tour de l’ile en Twingo associé au far niente pour les « plus » courageux ! Les résistants au programme « je mets une protection » rentreront avec quelques souvenirs du soleil sur leurs visages.


Le week end prolongé touche à sa fin, il ne reste plus que le vol du retour. Les prévisions météo sur les 730km nous font choisir un départ à midi.
A la pré check du moteur, le VL3 a une extrémité d’un ressort du dessous de cassée. Des 4 équipages, le plus prévoyant a un ressort de rechange et c’est 4 têtes masculines armées de lederman qui farfouillent dans le moteur jusqu’à avoir raison de ce bout de ferraille !
Backtrack du petit bout de la piste 24 pour alignement et décollage. Survol de Palais et de la citadelle de Vauban.



Les « Villerupt » feront le vol d’une traite tandis que les « Zoufftgen » préfèreront après un vol à 3.500ft de 2h10 faire une halte café au terrain en herbe de Pont sur Yonne LFGO. Les 50 derniers km pluvieux ne le furent pas suffisamment pour pouvoir se dispenser de laver l’ulm !



Muller Rachel
Photos Joelle Jaeger





