A l’attaque de l’Italie (partie 2)

(texte Rachel Muller: photos Joëlle Jaeger, Héloise Picot)

LJPZ – LIQQ ( Portoroz – Serristori : 199NM)

La feuille de route sur les genoux, les points de reports avec leurs noms respectifs bien notés on est paré pour le retour en Italie. Longeant la côte, Venise la splendide est en vue avec Nicolo LIPV. Pour traverser sa zone, Padova info nous demande de transmettre en autoinfo notre position; on se met donc sur la fréquence Lido. Après avoir longé le littoral, la clearance pour 5000 pieds est obtenue pour la traversée des Apennins. Le ciel devient menaçant, des cellules orageuses se développent de droite et de gauche, une chance, le routing passe juste entre! Et, directement le numéro de téléphone pour clôturer le plan de vol au sol est donné par radio avant que la réception ne soit perdue.

Après 1h42 de vol viva le super centre aéronautique où tout ce que le pilote souhaite est disponible : piste en dur, piste en herbe, restaurant, chambres, piscine, essence, hangar et même machine à laver!

Seul casse-tête : faire entrer les ulm dans le hangar 4 : une place est déjà occupée, il faut les imbriquer. Petite photo avec le portable pour mémoriser leurs positions. On peut se relaxer.

3 jours dans ce petit paradis sont programmés afin, entre autre, de pouvoir faire une lessive pour les 4 compères; après 1 semaine il devient difficile de trouver un short ou tee shirt sans taches, aucun ne sent encore le frais : les joies du bagage extra-limité de l’ulm!

26/07/2017

LIQQ – LIQQ ( vol local :144NM)

Vol matinal d’ 1h20 en Toscane avant les orages annoncés, rien que pour le plaisir des yeux. Le routing VFR de la CTR de Florence RQE2-RQS3 passe comme par miracle juste sur la ville, à 2000 pieds on peut admirer le Dôme et le Ponte Vecchio.

Le prochain centre d’intérêt est San Gimignano. Manque de chance, le point, entré dans le gps n’est pas le bon. Tenace, le VL3 tourne à la recherche des fameuses tours reprises dans le jeu vidéo “Assassin Creed” jusqu’à les avoir droit devant, et se fait un plaisir d’un 360° bien incliné pour des photos magiques.

Puis vient Sienne, sa “Piazza del campo” et son centre historique en terminant par Montepulciano qui nous donnera l’idée du choix du vin du soir. Au sol, l’équipe du pionneer nous attend, déçue, elle, de n’avoir pas vu San Gimignano.

En reprenant la carte sous les yeux, on voit qu’il y a un San Gimignano château (le faux : celui inséré dans le gps) et un, la ville (le bon).  Qu’à cela ne tienne on repassera demain! Avec les serpentins, le vol aura duré plus longtemps que prévu, demain on prendra une marge de manœuvre plus grande pour la durée indiquée dans le plan de vol, d’autant plus qu’autour de Serristori la réception radio est souvent perdue.

L’après-midi maussade et pluvieuse servira à préparer les vols suivants.

27/07/2017

LIQQ – LIRJ (Serristori – Marina di Campo d’Elba : 103NM)
LIRJ – LIQQ (Elba – Serristori : 123NM)

Et, bien évidemment, pour se rendre à Elba on planifie un incontournable détour par San Gimigiano, afin que le bonheur soit commun.

En vue de l’île, le pionneer s’annonce en premier, côte à côte, légèrement plus bas, le VL3 lui laisse la place en orbitant autour de la jolie baie avant de piquer en direct sur la 16 en service. Location de scooter directement à l’aéroport et tour ouest d’Elba dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, avec la mer à droite et les montagnes à gauche pour pouvoir à tout moment s’arrêter et admirer le paysage. Baignade éclaire à Marina di Campo, le plan de vol est pour bientôt. Amusant : pour passer le gate chacun aura obtenu au charlie sa carte d’embarquement ! Retour par le sud, l’île Giglio où la grue bleue du Costa Concordia est toujours en place, puis arrivée sur le Monte Agrentario, splendide.

28/07/2017

Aujourd’hui, 2 vols de prévus pour une durée de 4 heures:

Les ulm choisissent des routes différentes pour descendre l’Italie, de la Toscane à la Sicile.

Le pionneer passera par l’est : Perugia, Pescara, le long de la cote en retournant par les Abbruzes pour atterrir à Scalea où les équipes se retrouveront pour un stop.

Le VL3 choisit la route des volcans : Vésuve, Stromboli, Etna.

A 9.00, petit stress : Scalea ne répond pas et hier il était trop tard pour les joindre.

Pendant qu’une équipe cherche un plan B et contacte un terrain alternatif, l’autre se fait aider des pilotes de Serristori pour dénicher des numéros de téléphone supplémentaires.

Après 1/4 d’heure l’appel a enfin abouti, on peut se tranquilliser.

LIQQ – LICK ( Serristori – Scalea : VL3 : 303NM, Pionneer : 348NM)

VL3

Ne recevant pas Roma info, on essaye d’activer le plan de vol avec Grosseto qui après confirmation de la position et du routing nous envoie vers Roma info, n’étant pas dans sa zone. Après 1/2 heure de vol, aucune certitude de l’activation du plan. Roma info pourtant bien réceptionné avec une activité incessante, les tentatives d’entrer en contact restent sans succès. A l’approche de la capitale en l’absence de contact, la tension monte dans la cabine, heureusement un avion a entendu nos messages répétitifs et informe Roma que le F-PI veut les joindre depuis un moment. Le tout se règle avant de voir la “Basilica di San Pietro” au loin. Après plusieurs zones traversées plus confortablement, pris en charge par les CTR, enfin Naples et le Vésuve, avec ses maisons à flanc de montagne; son côté est majestueux, sur la roche noire ébène, la végétation pousse irrégulièrement entre les morceaux bruns de terre et les endroits noirs brulés, les buissons passent du vert foncé au vermillon, mais à 1000 pieds pas question de voir le cratère. A Scalea, grande piste bétonnée, vide, la chaleur est insoutenable. LICK était une bonne décision, le plan B, plus dans les terre et en altitude aurait été compromis, les nuages intenses coiffent le sommet des montagnes. L’employé parle allemand couramment. Il se démène, radio, essence, facturation, buvette il est d’une efficacité sans pareille. Il aurait même été possible d’être déposés au restaurant de la ville adjacente mais le temps est trop juste. Seul bémol, l’essence sent très fort, on s’inquiète si c’est bien de l’Avgas.

LICK – CT05 (Scalea- Calatabiano : VL3 : 139NM, Pionneer : 135NM)

A nouveau des routes différentes, ce soir, les échanges autour du repas n’en seront que plus riches.

Le pionneer choisit la route de Messina pour son canal et la ville étagée de Taormina.

Le VL3 continue sur la trace des volcans avec passage maritime obligé.

A  4500 pieds, après 1/2 heure de vol sur l’eau les îles éoliennes se dessinent dans la brume. Au point de report : VULKA -un nom tout trouvé- à moins de 2NM du volcan, le Stromboli fumant culmine à 3031 pieds. Seul un village au nord et quelques habitations au sud peuplent ce cône au milieu de la mer Thyrrhénienne.

Volcana au loin sur notre droite et, devant maintenant, l’Etna, fascinant de par ses dimensions et ses fumeroles. L’accueil à Calatabiano est sans pareille, Orazio, jovial, un des nouveaux propriétaires de la base “Triavio” et Héloïse nous ouvrent le hangar puis nous conduisent à l’agroturismo, qui, sur la colline, jouit d’un panorama exceptionnel : d’un côté l’Etna, de l’autre, la mer, piste et hangars.

Le courant passe tellement bien qu’il est programmé de se retrouver pour le repas du soir. Les échanges sont riches entre allemands, italiens, français et luxembourgeois ! Une discussion en entrainant une autre, un vol au sommet du volcan, plus autre surprise par nos hôtes est prévue le lendemain matin.

29/07/2017

CT05 –  (Calatabiano – Minotaurus : 92NM)
(Minotaurus – Calatabiano : 94NM )

Un pendulaire suisse a atterri la veille, il vient d’entamer un tour du monde.

Peu de sommeil. On se retrouve à l’heure fixée, le P92 prendra la tête, mise en marche des moteurs et manque de chance, au roulage vers le point d’arrêt, bruyant et inaccoutumé, le P92 doit s’arrêter et vérifier sa roue avant. Diagnostic: un roulement est cassé. Les pilotes présents s’empressent d’aider à changer la pièce sous une cagna graduellement montant jusqu’à atteindre les 40°. Après 2 heures et quelques…on peut projeter de décoller ensemble.

En montée tranquille, on voit d’abord les différentes faces du volcan, la végétation verte par endroit, inexistante à d’autres, puis les fumeroles d’en bas deviennent plus volumineuses. Progressivement on visualise les cratères, les détails de plus en plus marqués pour au final se gorger de la teinte verdâtre des pourtours où le soleil se reflète. Et, plus au sud on distingue les chemins sinueux permettant d’accéder en 4×4  au Monte Barbagallo (cote 2950m) avant que les randonneurs puissent démarrer une ascension de 4 heures, obligatoirement guidée par des professionnels jusqu’au sommet lorsque les conditions météorologiques le permettent. La sensation ressentie est indescriptible, sans aucun doute ce vol à 12.000 pieds est le high light du voyage. A peine rassasiés et une centaine de photos après, le P92 nous ouvre la route vers une petite piste sauvage en terre battue où, une fois atterris, les ulm parqués à l’ombre des eucalyptus, 50m séparent de la plage de galets luisants pour une trempette bienvenue.

Si l’impatience avait gagné sur le fairplay, cette photo inestimable du VL3 au sommet de l’Etna et la découverte de la piste du Minautaurus n’auraient pas sublimé cette journée.

Mauvaise nouvelle pour le pionneer, l’amortisseur du train avant est dégonflé. Cela lui est déjà arrivé et il avait été regonflé avec de l’azote. La base n’a ni azote ni compresseur allant jusqu’à 17 bars. Un pilote sicilien emmène Uli en ville à la recherche d’un adaptateur qu’ils ne trouveront pas.

Une chance, le constructeur Avi Alp peut encore effectuer la réparation cette semaine à Al Casale avant ses congés annuels.

Pour la fin d’après-midi, visite de Taormina, ses ruelles, escaliers, échoppes, terrasses, sourires des promeneurs,  mariages… la pizzeria où il faut descendre les marches pour dîner face à la mer. La ville occupe toute la colline et, tous sommes étonnés par son étendue à laquelle nous ne nous y attendions pas. Le temps manque cruellement, il aurait fallu un jour de plus.

30/07/2017 CT05 – LICK (Calatabiano – Scalea : 132NM)

LICK – LIQQ (Scalea – Serristori : 308NM)
LIQQ – Al Casale (Serristori – Al Casale : 183NM)

Le pionneer s’envole vers Al Casale, 25km plus loin que prévu. Pordenone, où l’usine du Pionneer Alpi Aviation est basée, est fermée pour activités militaires. Naples control autorise un transit via l’espace Delta au FL 60 en imposant des vecteurs qui miraculeusement orienteront la route au sommet  du cratère du Vésuve. L’agroturismo d’Al Casale est une jolie découverte, avec sa piste soignée de 500m herbe au milieu des vignes, ses écuries, Caramella -un cochon vietnamien-gambadant en toute liberté au milieu des poules jusqu’au bord de la piscine. Quant au diner, il se prend en famille autour d’une grande table avec les autres pilotes.

Al Casale – Kempten-Durach EDMK : 198NM
EDMK – LFAW (Kempten-Durach  – Villerupt : 210NM)

Après trois jours, réparation et relaxe accomplie, le Pionneer prend la route du retour, en décollant très tôt le matin pour optimiser les conditions météo et minimiser la densité-altitude. Le survol du glacier d’Argentière encore embrumé est de toute beauté, au FL100, seules les pointes des Alpes émergent. Kempten sera le dernier stop avant un retour pour Villerupt. Et, un choix de qualité, l’hôtel jouxte la piste.

Quant à l’équipe du VL3, elle profite de ses derniers instants avec le volcan, se délecte des explications d’Héloïse lors d’une ballade au Cratère Silvestri en glanant quelques échantillons de lave pour souvenir. En soirée, partage des expériences de vol et de vie avec Xavier Rosset, le suisse “Flytheworld.ch” qui nous montre ses photos de la veille au matin prise avec la gopro rotative : super impressionnant,  une libellule à l’assaut d’un géant de 3323 m!  (photos parues dans le vol moteur n°381 de novembre 2017)

31/07/2017

CT05 – CA09 (Calatabiano – Antica Sardegna : 315NM)

Avec regret on quitte la Sicile pour la Sardaigne. Après Capo Zafferno, rocher gigantesque découpé avançant dans la mer et la traversée à 5000 pieds de la CTR de Palermo, au point de sortie KERON ce sera une heure et vingt minutes sur l’eau.

Pour la traversée on montera à 7000 pieds en ne perdant jamais le contact radio. Antica Sardegna est comme beaucoup de pistes à l’écart de tout, l’herbe est jaune témoin de la sècheresse. Le responsable du club emmène Claude chercher un bidon d’essence, mais ils devront faire plusieurs stations avant d’en trouver. Déjeuner d’une banane qui restait, accompagnée d’une grande bouteille d’eau fraiche offerte avec gentillesse par l’ancien couple vivant sur la base.

CA09 – NU02 (Antica Sardegna – San Teodoro : 101NM)

“Time check 13.45” De nouveau, un temps d’hésitation….avant de collationner.  Cheminement le long de la côte en reportant les temps estimés. Aucune zone militaire n’est active. San Teodoro est joliment entretenue. Derrière le lac, on aperçoit les parachutes colorés des kitesurfs au lointain. Salvadore, le propriétaire de la base explique que, vivant sur une île, les vols maritimes sont monnaie courante pour lui. Il possède un bateau gonflable et nous le montre volontiers. 4,5kg, reconditionable chaque 5 an. Il est vraiment pas mal, on y a déjà pensé mais c’est 4,5kg de plus…..

01/08/2017

NU02 – LFKT (San Teodoro – Corte : 143NM)

Etait envisagé Propriano mais un notam bloque l’accès pendant 3 jours. Remontée de la Costa Esmeralda riche en hôtels luxueux et bateaux de croisières.Traversée de la CTR d’Olbia à 1000 pieds en sautant d’île en île pour rejoindre Bonifacio. La lumière se reflète sur les falaises de calcaire laissant admirer sa citadelle blanche contrastant avec le bleu turquoise de la mer. Après 2 semaines et demi de radio étrangère c’est très marrant d’entendre à nouveau le français. Au passage d’Ajaccio, un canadair, jaune passe sous notre droite. Corte, au centre de l’île, dans les montagnes, ça changera de la mer. En quête d’essence,  on va se présenter. Un grand gaillard barbu, raconte dépité, qu’ils ont bien commandé la pompe il y a 4 mois, qu’elle est même payée mais qu’elle n’a pas encore été livrée. A la recherche de bidons vides dans le hangar, il n’y a que des pleins. La solution est de les vider et d’aller les remplir après. Le camping jouxte la piste, il n’y a qu’à sortir d’une enceinte pour entrer dans l’autre.

02/08/2017

LFKT – LFKT (Corte – Corte : 187NM -1h45)

Vol matinal côtier de la moitié nord de la Corse pour profiter de la lumière naissante, en passant par Calvi et ses remparts, l’île Rousse, la magnifique baie de St Florent et le phare de la Giraglia coiffant la pointe.

Grâce à la généreuse entraide corse, la mobilité est acquise. De un pour rendre les bidons pleins, de deux pour aller à la découverte forestière le long de la Restonica et se baigner dans les piscines naturelles du torrent.

Tout le long de la montée sinueuse, dès que la place est suffisante les voitures sont garées, les visiteurs sont nombreux mais chacun trouve son rocher.

Au soir, échange de machines, essai du Savannah et respectivement du VL3 pour Jean-Luc l’instructeur des Ailes de Corte.

03/08/2017

LFKT – LFNA ( Corte – Gap : 214NM)

4eme et dernière grande étape sur l’eau.

Au FL65, nous demandons une directe sur le point Echo de Nice en passant par HN. Le trajet n’est pas directement accepté ne faisant pas partie des standards VFR. Le taux d’humidité est élevé, la séparation entre la mer et le ciel est indéfinissable. Pour les autres vols maritimes, l’horizon était toujours visible. Ici, on remercie l’installation du pilote automatique branché fin du précédant été : une sécurité non négligeable. A l’approche des terres, le ciel moutonne. Nice est immense avec son terrain au loin, puis viennent les Alpes où il faut encore gagner 1000 pieds de plus et Gap : après avoir fait le plein, on s’installe à la terrasse pour grignoter un bout. A la table d’à côté, des pilotes allemands nous racontent leur mésaventure, ils viennent de se trouver à voler juste à côté d’un drone. Une expérience qui leur laisse un goût amer en bouche.

LFNA – LFLE (Gap- Chambéry Challes-les-eaux :  92NM)

16.00, le ciel se couvre, il est temps de passer les montagnes, Grenoble et rejoindre Challes.

La proposition de Richard, l’instructeur d’hangarer le VL3 à côté du sien pour la nuit est directement acceptée avec joie, il est prévu de démarrer tôt le lendemain pour la Suisse; cela fera gagner le temps d’enlever les piquets!  Comme toujours, le repas du soir est partagé avec les pilotes planeurs en toute convivialité autour d’une grande table.

Email du cli de Lyon qui n’arrive pas à lire la photo du préavis de douane, appel téléphonique expliquant que la seule possibilité est l’iphone, pas d’ordi ou de scann au camping. Réessai en redoublant d’attention, ça fonctionne enfin. Par précaution, renvoi d’une nouvelle photo à Lausanne pour leurs propres formalités.

LFLE – LFLI (Challes – Annemasse : 47NM)

Départ à 8.00, pas de petit dej, ce sera pour Annemasse. Le vol est agréable, la vue du lac d’Annecy un régal. Le Charlie d’Annemasse est tout au fond de la piste, après avoir passé une rangée de DR400.  Petit café, aucun douanier à l’horizon, le plan de vol a démarré, on repart.

LFLI – LSGL (Annemasse – Lausanne : 41NM)

Ouvert avec Genève info, sous un ciel bleu, traversée du lac entre Evian et Lausanne en écoutant l’autoinfo, la piste 18 face au lac est en service. On s’annonce en cherchant l’hélicoptère qui est lui aussi dans le circuit.

Lausanne, sa longue promenade auprès du lac, sa vue imprenable sur les Alpes, son quartier branché de Flo, son métro en font une ville très agréable.

LGSL – LFSM (Lausanne – Montbeliard : 65NM)

Stop à Montbeliard pour le vol hors frontières et agacement pour la fermeture du plan dont la bande déroulante demande :… si l’appel émane du département 25…., si non “donner le numéro du département ” …

LFSM – LF5755 ( Montbeliard- Zoufftgen : 137NM)

Retour sur le terrain d’attache.